Comment et pourquoi as-tu commencé à faire du théâtre ?

A 4 ans je fis la connaissance de ma meilleure amie d’enfance, prénommée aussi Sarah. Et par la force des choses, celle de son père, Mohamed. Comédien, clown et marionnettiste.
A notre entrée en CP, Mohamed s’était fait comme devoir d’être notre “coach” de lecture, et nous entraînait des après-midi entières à la discipline de la « lecture à voix haute ». Il nous a fait aimer la langue, découvrir le plaisir de donner chair aux mots, celui de sentir la résonance qu’ils ont en nous, en les autres. Certains mercredis, il nous emmenait dans les locaux de sa compagnie de théâtre où, assises sur de grands coussins noirs, nous assistions à la création et aux répétitions de spectacles. Ces moments étaient de ceux qui enchantaient mon existence. Grâce à Mohamed et à son amour du théâtre, je réalisais à l’âge de 12 ans que je voulais passer ma vie à créer et raconter des histoires, et commençais à prendre mes premiers cours d’art dramatique.

 

Est-ce que tu te souviens de ton premier cours ?

En sixième, la professeur d’anglais avait organisé un atelier théâtre, qu’elle co-animait avec un comédien. Je ne me souviens pas du contenu du cours, mais j’ai le souvenir de m’être sentie très heureuse et à ma place.

 

Qu’est-ce que tu as ressenti la première fois que tu es monté sur scène devant un public ?

Un terrible vertige. Mais beaucoup de joie.

 

Le meilleur/pire souvenir sur scène ?

Au spectacle de chœur comique, quand j’étais à l’école Charles Dullin. Le chœur comique, c’est du clown non masqué, basé sur un travail de chœur. J’étais seule au plateau, une comédienne devait rentrer pour couper mon personnage. Et elle a oublié de faire son entrée…

As-tu une anecdote marrante à nous raconter ?

Une que je n’ai pas vécue, mais un bon copain qui a oublié qu’il devait jouer. Il est arrivé au théâtre 5 minutes avant le début du spectacle .

 

As-tu des petites habitudes avant de monter sur scène ?

Quand je jouais, j’embrassais la scène avant de jouer. Aujourd’hui, en tant que metteuse en scène, je n’ai pas de rituel particulier.

 

Quel est l’esprit que tu essaies d’insuffler dans tes cours ?

J’essaie d’insuffler un état d’esprit où le théâtre est cet espace du jeu où l’on peut tout vivre, tout se permettre, s’épanouir et s’amuser. Où toute proposition est une tentative à accueillir.

 

Portrait presque chinois :

 

Si tu étais un personnage de fiction ?

Béatrix Kiddo, dans Kill Bill.

 

Si tu étais une réplique de cinéma ou de théâtre ?

« Sailooooooor !!! » (dans le film Sailor & Lula, de David Lynch)

 

Si tu étais un super pouvoir ?

Parler et comprendre toutes les langues et les dialectes du monde.

 

Si tu étais un gros mot ?

Je les serais tous, selon les saisons et les humeurs.

 

Si tu étais un plaisir ?

Un jap’ le dimanche soir devant un bon film.

 

Si tu devais choisir trois personnalités avec qui jouer sur scène ?

Nicolas Bouchaud, Audrey Bonnet, Stanislas Nordey

 

*Merci à Sarah d’avoir joué le jeu de notre questionnaire et à Pauline sa créatrice !